lundi 7 octobre 2013

Robin des rues.

La rentrée, ce fléau.

Non, l'introduction de ce nouvel article ne sera ni plus longue ni plus recherchée, mais elle a au moins le mérite d'enfin mettre une fin à mon long silence estival. Rassurez-vous, son titre n'a d'ailleurs non plus aucun rapport avec la nouvelle comédie musicale starifiant Matt Pokora et son carquois sous les projecteurs.

C'est donc surtout l'occasion pour moi de lourdement dénoncer cette étrange habitude occidentale, en général aux alentours de Septembre, consistant à retourner de manière forcée sur le lieux que nous avons jubilé quitter quelques semaines auparavant. 

Quelle lourde épreuve que de remettre son sac scolaire sur le dos, ou de se munir précipitamment de sa cravate planquée au fond du placard suite au énième retentissement strident du premier réveil matinal, donnant l'envie de se lever avoisinant celle de se percer l'artère fémorale.

Ah les vacances, ce (trop) petit bout de vie où tout un chacun fusille son capital UV chaque année dès sa première sortie plage ou barbecue, victime de sa propre fougue, se faisant ainsi tanner la peau au soleil aussi harmonieusement que celle d'un Écossais en surpoids passant ses vacances au Cap d'Agde. 

Le physique...c'est facile, me direz-vous. Mais le hasard faisant bien les choses, c'est en fait le sujet principal des quelques lignes que je m'en vais vous rédiger dans la joie et la bonne humeur. 

Alors si je vous dis "Abercrombie & Fitch", je ne vous apprends rien, jeunes branchés que vous êtes. J'imagine que certains d'entre vous se revoient peut-être même en train d'acheter un polo frappé de l'élan tant désiré suite à une longue après-midi à arpenter les grandes avenues d'une capitale comprenant une de ses si rares boutiques.

Précieux sésame d'ailleurs acquis entre les corps de rêve des mannequins déambulant dans le magasin, et ceux en général moins musclés, de plus petite taille, avec les yeux bridés et un bob sur la tête prenant frénétiquement la devanture du magasin en photo.

La marque vestimentaire Américaine fait donc rêver plus d'un jeune à travers le monde via son culte du physique irréprochable, mais divise également depuis longtemps de par l'image segmentaire qu'elle véhicule.

Pour ceux qui ne l'ont pas déjà vue, voici la dernière initiative marquante en date (il y a quelques mois) visant le géant de la sape huppée: 




Géniale ou scandaleuse, la stratégie marketing d'AF vise à ultra-cibler sa clientèle excluant ouvertement les personnes ne rentrant pas dans le cadre de l'image de marque souhaitée, en triant selon l'aspect physique et les catégories sociales.

La citation choisie dans la vidéo des enfants "cool" me rappelle d'ailleurs douloureusement le regard dévastateur de mes nouveaux camarades de classe de collège lors de ma première glorieuse entrée dans la cours, découvrant interloqués mon combo vestimentaire osé "basket à scratch-salopette-cartable" du primaire rural et sûr de moi que j'étais, me plaçant très certainement sur le podium des enfants que la marque n'aurait voulu sponsoriser pour rien au monde.

Parenthèse nostalgique fermée, l'idée de Greg Karber (créateur de cette vidéo) fut à la base simple, utiliser la stratégie de la marque pour la retourner contre elle-même. Deux objectifs: Décrédibiliser l'image Abercrombie and Fitch en viralisant son initiative, tout en y associant un aspect humanitaire en habillant les plus démunis avec des habits de la marque.

Une idée risquée (avec "l'utilisation" et la mise en avant des Sans Domiciles Fixes) mais qui fait mouche.

En effet, surfant sur le retour médiatique de l'époque du scandale du choix de la marque à ne pas proposer des grandes tailles (XL et XXL), cette vidéo a été visionnée plusieurs millions de fois et a suscité plusieurs dizaines de milliers de mentions sur les réseaux sociaux.

Loin du coup d'épée dans l'eau de certains "bad-buzz", l'impact de la vidéo va fortement contribuer Mike Jeffries (PDG décoloré botoxé du groupe) à publiquement présenter ses excuses. Changement de cap historique pour la marque, mais surement trop tardif, ne pouvant difficilement éviter l'iceberg de lassitude et de mécontentement général de l'opinion publique.

Tout l'intérêt de cet article est là, c'est à dire l'analyse et la prise de recul sur l'impact des offensives engendrées contre la marque.

Les résultats du groupe sur le troisième trimestre 2013 sont impressionnants: -11% sur ses ventes aux USA (son marché principal représentant 67% de ses revenus) et une action en bourse reculant même jusqu'à -18% le 22 août 2013. La situation actuelle a déjà conduit la marque à fermer une centaine d'enseignes sur son marché national et prévoit d'en fermer 135 autres d'ici 2015 (Sources: lemonde.fr et leplus.nouvelobs.com).

Une régression économique notoire qui pousse à réfléchir sur la légitimité et la puissance croissante de la force de frappe des internautes dans leur rapport avec les marques.

Conclusion, que l'évolution soit significative ou non sur le long terme, que l'on soit d'accord sur le principe ou non, n'est-il pas génial de savoir plus généralement qu'à l'heure actuelle un outil quotidien permet de valoriser la créativité humaine au service des valeurs et des causes qu'elle souhaite défendre?

Je ne sais pas vous, mais ma vieille salopette et moi avons notre avis sur la question.

lundi 29 avril 2013

Octave, mon nouveau pote.

Un nouvel article, pour une nouvelle vie.

Quelle accroche, me direz-vous, mais pas d'inquiétude, malgré ce long silence, ce n'est pas encore l'annonce de mon retrait définitif de la blogosphère, loin de là.

Avant tout, vous comprendrez la vive émotion qui m'anime à l'heure où la planète web a Harlem Shaké son corps de façon courte mais névrosée pour une raison encore bien inconnue, qu'il y a autant de boeuf dans nos assiettes que de neurones dans le cerveau de Nabila, que les pantoufles du souverain pontife ont changé de propriétaire devant une foule en liesse ou encore quand l'ambiance de l'Assemblée Nationale débattant autour du mariage pour tous est comparable à celle du Parc des Princes à la grande époque.

Une actualité aussi intense et pas une ligne à se mettre sous la dent? Je m'en excuse, ma plume a pour le coup quelque peu été débordée par les événements.

Donc comme je l'évoquais, les trois mois qui viennent de s'écouler depuis mon escarmouche à l'encontre du géant américain de la boisson gazeuse non identifiée n'ont pas été de tout repos.

Pourquoi? Tout simplement p
arce que ce que j'attendais depuis une bonne année maintenant est arrivé, j'ai enfin intégré au noble poste de stagiaire une agence de communication spécialisée dans le digital.



Le visage de ce célèbre publicitaire fictif ne vous est certainement pas inconnu, et bien aujourd'hui je le côtoie tous les jours, ou du moins ses lointains cousins.

J'apprends donc ses codes, sa façon de travailler et surtout son langage. Car ne me satisfaisant pas de la difficulté d'adaptation d'une agence normale (ça serait trop simple...) j'en ai donc choisi une qui officie totalement sur internet.

Je vous laisse donc imaginer la lourde tâche qui s'est offerte à moi pour assimiler le jargonnage usuel de personnes étant tombées dans la marmite du web étant jeunes.

Je croyais être un jeune branché et à la page, j'avais tout faux.

En effet, mon ressenti personnel lors de ma première réunion fut celle du senior ayant mal branché son sonotone lors d'un repas de famille bruyant.

Le vocabulaire est tel, que même un sous-titrage en guise de machette ne suffisait pas au défrichage et à la compréhension de cette jungle de connaissances et d'informations que je tente désormais de maîtriser .

Alors depuis ces derniers temps, je suis un nouvel homme. Voici quelques éléments qui me font réaliser que ça y est, je travaille bien dans une agence de com' sur internet:

- J'ai plus appris de chose à faire avec mon ordinateur en trois mois que depuis que j'ai l'âge de comprendre son utilisation.

- Je ne sors plus le soir, parce que "demain matin j'ai un call important".

- Quand je rentre chez moi, c'est déjà l'heure du film.

- J'ai une pause à midi, mais en fait je parle de ce que j'ai fait le matin.

- Je suis passé de l'autre côté de Facebook, celui qui t'envoie une pub en rapport avec ta dernière requête Google...

- MinuteBuzz et DocNews n'ont plus de secret de pour moi.

- Je bois des cafés dans des mugs.

- J'ai deux écrans d'ordinateur.

- Je crois trouver une vidéo inédite et être le premier sur le coup, alors qu'elle tourne depuis deux jours dans l'open space.

- Mon cadre de travail est le royaume de la procrastination.

- Quand je dis que je travaille dans le digital, on me répond "Dans le digiquoi?"

- Quand j'explique en quoi consiste mon travail dans le digital, on me répond  "Ok, ça a l'air cool" à traduire par "J'ai rien compris mais j'ai pas envie qu'il me réexplique".

- Je me suis déjà dis une fois "Allez j'essaye de lire du code", pas deux.

- J'ai tapé mon nom dans Google, pour voir si je rank good.

- Je croise tous les doigts des mains et même ceux des pieds, quand on fait une synchro en prod.

- Tu n'as normalement pas compris les deux dernières phrases, sinon inquiète toi.

- Je bois de la San Pelegrino, mais juste le midi.

- J'ai trouvé (beaucoup) plus fort que moi à Mario Kart.

- Je suis évidemment bilingue en Franglais.

- Je suis toujours "à disposition si tu as des questions".

- Et enfin, je suis surtout très reconnaissant et remercie (si elles passent par là) les personnes qui ont la patience de m'apprendre, m'écouter et me conseiller quotidiennement dans ce secteur passionnant et loin d'être de tout repos.

Pour la suite des événements, je reviens avec du nouveau très bientôt. D'ici là, pour les retardataires (de quelques mois), deux ou trois liens sympas:

Je n'écris pas que pour moi: 

http://www.blogoergosum.com/34684-podcasteurs-lhumour-dune-seule-generation-2

http://www.blogoergosum.com/35340-lauto-hacking-les-nouveaux-faux-pirates-de-la-communication

L'ECS Toulouse s'est intéressé au projet de mon blog dans le "Défi des grandes écoles" organisé par l'express:

http://defigrandesecoles.lexpress.fr/ecs-toulouse?s=laurent+maffre

A très bientôt!


jeudi 17 janvier 2013

Thank you for drinking.

Le marketing, cette science inexacte à but lucratif qui nous ferait presque prendre des vessies pour des lanternes.

Oui je sais, c'est un brin réducteur, mais ça fait du bien. Surprenant me direz-vous...pour moi qui suis passé du côté obscur de la force finissant tout juste mes humbles études dans ce domaine bien précis.

Alors loin de moi l'idée de tirer sur l'ambulance, (deux expressions en cinq lignes, record en cours...) mais avant-hier en me baladant sur mon ami l'oiseau sauvage (langage codé pour les premiers lecteurs) je suis tombé sur ça:



Certes comme d'habitude très bien léchée, la nouvelle campagne de communication de Coca-cola a comme vous pouvez le voir pour sujet...l'obésité.

Pour résumer, et sans exagérer c'est promis, le gentil Monsieur Coca nous explique en toute impunité que la boisson n'a rien à voir avec ce phénomène de société aux Etats-Unis, et va même plus loin en démontrant qu'elle lutte contre depuis un certain temps.


Mais le fait de communiquer sur cette problématique là n'est-elle pas la preuve irréfutable que la marque en est une partie prenante? Personnellement, je ne connais pas beaucoup de marques de petits poids qui font la guerre aux kilos en trop...

C'est donc précisément à cet instant que le génie marketing sort de sa lampe pour nous prêcher la bonne parole.

La ligne directrice est claire, admettre que la boisson contient des calories, mais qu'elle n'est pas le seul élèment rentrant en compte dans votre journée qui se doit d'être sportive, car je cite "si vous n'éliminez pas plus de calories que vous en ingurgitez, vous prendrez du poids".

En gros mon coco, si tu bois du Coca, t'as intêret de galoper si tu veux pas ressembler à Carlos dans quelques années.

Mais forcément, le message passe de façon bien plus édulcorée quand on l'entoure de paillettes, de coton et de faux clichés. Une jolie musique, un petit gros qui fait de la corde à sauter, une noire qui a cuisiné des haricots verts, un mexicain qui embrasse sa famille avant d'aller travailler, et le tour est joué.

Alors que les plus pointilleux d'entre vous ne s'offensent pas, je caricature, bien sûr, mais même dans ses arguments concrets, la marque noit le poisson dans l'eau (ndlr: ça doit être dûr...).

Exemple, "Nous avons diminué en moyenne de 22% les calories des recettes de notre portefeuille produits", élément que nous ne pouvons que saluer, sauf quand il est utilisé pour de la communication que son audience associe de façon indirecte au Coca-cola original (évidemment sa boisson la plus vendue) qui lui, a une recette identique tenue secrète depuis sa création, il y a plus d'un siècle.

Ou encore, quand la marque nous dit qu'elle réduit la taille de certaines de ses cannettes, quand des verres de 1L sont vendus aux enfants dans les Happy Meals au pays de l'oncle Sam.

Bref, et pour finir, je ne reviendrai pas sur les teneurs en sucre que tout le monde connait, ou les ingrédients controversés que contient la boisson, car ce n'est pas le but de cet article. Je bois évidemment du Coca-cola, comme tout le monde, personne ne m'y oblige, et ça ne m'empêchera pas d'aller acheter une autre bouteille quand celle dépourvue de gaz qui traine dans mon frigo vide sera terminée.

Je veux juste souligner le fait qu'il est assez horripilant que certaines marques donnent des leçons d'éthique dont la fausseté est aussi flagrante que l'hypocrisie qu'il s'en dégage, voilà tout.

dimanche 6 janvier 2013

Petit papa noël.

Alors? Bien remis du marathon culinaire des fêtes? 

Si vous n'avez pas été dévasté par une huître rebelle ou une soirée trop "viticole", alors revenons nostalgiquement sur cette période unique avant de rempiler pour une nouvelle édition annuelle de notre calendrier.

En parlant de calendrier, ces blagueurs de Mayas ont bien failli tout gâcher... 

Sachez que je tire cependant mon plus beau chapeau à cette civilisation, qui, bronzant plume multicolore dans le nez, collier bling-bling et doigts de pied en éventail, a réussi à terroriser la moitié de la planète dite civilisée de nos jours. Ringardisant au passage Paco Rabanne et ses costumes démodés au simple statut de plagieur.

Je pense d'ailleurs que les nomades errant vers Bugarach ou autres nouveaux titulaires de bunkers, se sont doutés qu'une telle civilisation munie de pierres et des bambous, qui était capable de construire de tels monuments plus rapidement qu'une armée de maçons portugais (même motivée), avait forcément plus d'un tour dans son sac.

Mais, le débat n'est pas là, car grâce à l'erreur de ces pessimistes habitants de la pampa sud-américaine nous avons pu patiemment attendre le Papa Noël.






Sauf coupure d'électricité ou vie passée dans les queues de magasins dans le rush du dernier jour avant la date fatidique, vous n'avez certainement pas pu échapper à la propagande du barbu intérimaire sur le web.

En effet, le e-commerce (ou commerce sur internet) devient un acteur majeur dans les achats qui finissent sous le sapin. Gain de temps, plus de choix, prix plus attractifs, etc...autant de critères qui font que nous sommes de plus en plus nombreux à choisir la toile pour combler nos proches. Plus de 30,7 millions de Français ont effectué leurs achats en ligne pour les préparatifs de Noël en 2011, représentant un chiffre d'affaires global de 7,6 Milliards d'euros, avec une évolution en 2012 estimée à +6% (info-ecommerce.fr).

Alors avec certes plus ou moins de réussite, car même si le présent vient du web, le pourcentage de réussite qu'il fasse plaisir ou non reste évidemment le même...

Ah, que serait Noël sans l’appréhension de l'ouverture des cadeaux. Ce moment gênant ou si la surprise ne plaît pas, nous aimerions nous cacher derrière le sapin quand même des facultés d'improvisation hors du commun ne suffisent pas à cacher notre désarroi.

Internet est d'ailleurs le bon filon pour ceux vers qui le Père Noël se serait trompé de cheminée. Il existe en effet depuis quelques années une vraie industrie de la revente de cadeaux ratés sur le web. Tous les sites de ventes pour particuliers connaissent en effet une augmentation de 50% des annonces publiées à la mi-janvier (lepoint.fr).  

Par ailleurs, les médias sociaux sont également au coeur de ce phénomène. Qui n'a pas eu son fil d'actualité Facebook assailli par des photos de sapins entourés par des montagnes de cadeaux? Et ne parlons pas du nombre de dindes farcies qui se sont retrouvées exposées sur Instagram dans une situation peu confortable.

Alors réel outil pratique économique, et duplicateur de bonheur, ou machine à détruire l'esprit de Noël?

Certes, Noël est un grand moment de décompression d'une année sûrement bien trop remplie pour la plupart d'entre nous, où il est important de profiter du retour aux joies familiales, mais le bonheur communicatif de certains devrait peut-être rester plus contenu pour respecter l'intimité, les valeurs et les moyens de chacun.

lundi 10 décembre 2012

Le web générationnel.

Si toi, ami surfeur du web 2.0, tu as patiemment attendu pendant un mois (certes, l'UMP t'a bien aidé), tu es revenu sur mon blog en te disant "voyons si il a mis un nouvel article" et que tu as plusieurs fois été profondément déçu en revoyant ce jeune homme nu comme un ver dans sa baignoire, cet article est pour toi.

Pourquoi cette absence? Vas-tu me dire...Rien de bien grave, juste deux trois bricoles à régler dans ma vie de (presque) jeune actif. Car oui, je ne suis officiellement plus étudiant dans une semaine, une page se tourne...

"Le temps passe vite", phrase tellement banale mais d'une vérité saisissante dans la vie quotidienne, et au combien décuplée sur internet. Et pourtant...





Arroseur-arrosé n'est ce pas? Alors bien-sûr Lucienne, Mamie star, révélée par le très bon "Petit Journal" de Canal plus, est un exemple un doigt exagéré (juste un doigt alors), mais illustre bien cette nouvelle tendance du web, la socialisation du "Troisième âge".

Longtemps moqué par certains, le Papy-Boom 2.0 devient un réel levier de croissance économique digitale.

A l'heure actuelle, les plus de 65 ans sont plus de 3,5 millions à tapoter quotidiennement (plus ou moins habillement) sur leurs claviers, soit environ 10% des internautes de notre beau pays (challenges.fr). Et, (dernier chiffre c'est promis) plus d'un quart d'entre eux ont une présence active sur les médias sociaux (toujours challenge.fr, fidèle au poste)

De nombreux réseaux tels que "Quintonic", "Sénior Evasion" ou encore "Voisin'âge" s'étant d'ailleurs uniquement spécialisés sur cette tranche d'âge créant une concurrence accrue aux Clubs de Bridge régionaux.

Ce phénomène s'explique par deux raisons principales. L'augmentation du temps libre post-retraite, qui favorise l'adaptation à la technologie, et le désir de lutter contre la solitude due à une perte partielle de leurs liens sociaux ou à l'éloignement familial.

Malgré des lacunes techniques évidentes, cette génération a plus d'un tour dans son sac. Expérience, curiosité, patience et soif d'apprendre, autant de capacités potentielles mises au service d'un réel souhait de rester connecté à cette exigeante société et de devenir une vraie partie prenante du web actuel.

Cette tendance nous laisse alors imaginer aux répliques de cours de récré les plus folles, entre fierté familiale ou choc générationnel. "Ton Papi a pas encore Twitter? Bolosse." ou encore à l'inverse "Ma Grand-mère a mis un coeur sur mon wall Facebook, trop la latche" (blague réservée aux moins de 25 ans)

L'analyse de l'évolution de cette tendance va en effet être d'autant plus intéressante du côté des plus jeunes. Ces fougueux "teenagers", dont le coeur balance entre vie privée exacerbée et recherche de maturité, comment ces derniers vont-ils prendre l'arrivée des anciens sur leur terrain de prédilection? 

Dans tous les cas, amis internautes de France et de Navarre, acceptons cette vague de sagesse qui arrive sur la toile, restons humble quant à nos connaissances techniques et sachons les partager sans retenue, nous ne sommes jamais à l'abris d'une revanche au Scrabble...

vendredi 2 novembre 2012

Seconde vie.

A travers les âges, l'homme a toujours aimé se mettre en avant en vantant sa réussite et ses atouts par n'importe quel moyen. Les bonnes blagues du Maya, l'interminable territoire du Romain, la luisante armure du chevalier, l'imposante chevelure du royaliste ou encore la Rolex de Jacques Séguéla. 


Car n'oublions pas, que l'être humain est avant tout l'animal le plus narcissique au monde, devançant d'une courte tête le chat, cet animal aussi reconnaissant qu'un pot de fleur (même si c'est un autre débat).

Ce phénomène naturel n'a fait que croître au cours du temps, et devient facilité avec l'arrivée de ce bel outil qu'est internet. Il offre une infinie diversité de plateformes permettant aux marques mais également aux individus et donc aux internautes d'optimiser leur communication digitale. Réelle valeur ajoutée pour le "personal branding" de certains (pour les retardataires: http://fr.wikipedia.org/wiki/Marque_personnelle), il devient une arme de destruction massive pour d'autres. Attention, ce qui va suivre n'est pas une parodie (pour de vrai).






Reconcentrons nous après cet intense moment de poésie, et prenons l'exemple de ce jeune homme. Coupe de cheveux dégradée, diamant posé sur le lobe de l'oreille, impeccable collier de barbe et tatouages longuement réfléchis, cet individu a incontestablement le profil type de ceux que certains appellent vulgairement un "beauf". On peut d'ailleurs imaginer sans difficulté, qu'après cette longue douche chez ses parents (le carrelage vieillissant de la salle de bain le trahissant lâchement), il ira boire des Desperados chez ses copains, avant de sortir à l'afterwork gratuit pour les filles le plus près de chez lui (en général vers Béziers). 

Parenthèse fermée, ne nous éloignons pas trop du sujet, qui est d'observer le fléau à mon goût le plus rependu actuellement sur le web, qui est l'insouciance d'un nombre incalculable d'internautes par rapport au contenu de leurs activités en ligne et aux données qu'ils diffusent.

Le principal problème est la difficulté de discerner la vie réelle de la digitale. Certains pensant certainement que comme à Vegas, ce qui est sur le web reste sur le web, restant à l'époque d'un internet fictif. Mais les choses évoluant de plus en plus, les deux vies tendent actuellement très fortement à se mélanger.

La vidéo de ce jeune homme ayant des goûts discutables reste évidemment caricaturale, mais a au moins l'avantage de nous rappeler que toutes les informations mises en ligne peuvent être réutilisées par n'importe qui et dans n'importe quel cadre. La e-réputation, comme disent les spécialistes, ou la réputation sur internet pour les autres, est un enjeux actuel essentiel.

Personne ne maîtrisant encore la vitesse de développement du web et de ses technologies, la maîtrise et la gestion de ses données personnelles, de son image, ainsi que de ses activités en ligne sont actuellement je pense, les clefs de notre crédibilité sociale et professionnelle futures. 

Ndlr: Les commentaires intégrés à la vidéo, ne sont (évidemment) pas de moi. Je vous invite néanmoins à lire ceux des utilisateurs en dessous, qui sont aussi drôles que la vidéo elle-même.

dimanche 28 octobre 2012

Un million de capuches.

Les médias, ces vendeurs de tapis qui tiennent les ficelles de notre marionnette de société. A écouter leur son de flûte, la partition ne serait faite que de crises économiques et sociales, de fait divers dans le nord de la France, de méchants voleurs de sucettes (ou de pains au chocolat) à Marseille, ou encore d'Arnaud Montebourg prônant le "Made in France" réussissant un savoureux et au combien technique mariage visuel entre Maïté et Jean-Paul Gaultier (ce qui est d'ailleurs de loin le plus intéressant de tous).


Heureusement, la vie n'en n'est pas encore réduite qu'à ça, et certaines actions prouvent qu'il reste encore un peu d'Humanisme sur cette bonne vieille terre:






Cette tragédie a secoué les Etats-Unis, petit résumé. Trayvon Martin, jeune Américain de 17 ans, est abattu dans la soirée du 26 Février dernier par un riverain de son quartier en Floride, alors qu'il marchait dans la rue pour rentrer chez son père. La seule raison évoquée par l'auteur du coup de feu (extrait au début de la vidéo), serait que Trayvon était un homme noir portant une capuche, et donc selon lui, naturellement suspect.

Le but de cet article n'étant pas de débattre autour du port d'armes ou du phénomène éventuel de haine raciale plus ou moins important selon les états américains, mais plutôt de voir ce que l'homme est capable de faire quand la technologie lui facilite les choses.

Cette affaire, est aussi incroyable que la solidarité générale qu'elle a suscité. Alors que les médias traditionnels n'avait à la base absolument pas relayé les faits, c'est via internet en général, et les médias sociaux en particulier que la mobilisation va s'organiser.

En moins d'un mois, plusieurs centaines de milliers de photos sont postées à travers le monde sur les réseaux sociaux, une pétition de plus de deux millions de signatures, en passant par des célébrités, allant jusqu'à Barack Obama en personne, déclarant "Si j'avais un fils, il ressemblerait à Trayvon." Mais surtout, des marches de dizaines de millier de personnes (enfin) relayées par les médias, afin de faire réagir les pouvoirs publics. Le tout étant à l'origine d'une vidéo d'appel à la solidarité postée sur Youtube par un internaute.

Cela aurait-il été possible sans ce nouveaux type de plateforme sociale? Certainement pas...

Alors évidemment, cela ne ramènera pas Trayvon parmi nous, mais grâce à la puissance de la viralité des médias sociaux à l'heure actuelle, justice sera peut-être faite, et c'est bien la preuve que l'être humain est capable du pire, mais ne perdons surtout pas à l'idée qu'il est aussi capable du meilleur.


mardi 23 octobre 2012

Twitter, cet oiseau sauvage.

Dans la famille des médias sociaux, je demande le cousin, oui tu sais celui dans l'ombre, dont tout le monde parle, mais dont personne ne comprend l'utilité...



En effet, Twitter, est un réseau social pompeusement surnommé "réseau de micro-blogging" en Anglais, que je traduirai en Français par "réseau social qui est absolument incompréhensible au premier abord par la frange la plus large des internautes même avec une motivation débordante".

Pourtant, le principe de base est assez simple, raconter sa vie en 140 caractères. Cependant, ce qu'on ne nous dit pas, c'est qu'il faut dans un premier temps apprendre à dompter les féroces hashtags et autres abréviations de la plateforme. Autant vous dire que mes débuts furent plus qu'hésitants. Mon premier tweet étant à mi chemin entre la bouteille jetée dans une mer d'huile et le morse quadragénaire en plein digestion échoué sur une banquise.

Voyant l'impossibilité d'un plus faible impact de mon activité sur le réseau, je me suis alors armé de courage et avec le temps comme dirait l'autre, petit à petit, l'oiseau fit son nid... 

Et pourtant, je peux vous avouer que  pour dire un truc pertinent, drôle ou pas, et bien référencé en 140 caractères et bien il a fallu s'accrocher! 
Car quand tu débutes avec ton petit statut de novice, et que tu essayes de lire un tweet un peu sérieux, tu as vite l'impression que le mec qui l'a écrit est payé pour te décourager...

Je me suis alors renseigné (petit site pratique en bas de page, non ne me remerciez pas...) et j'ai rempli ma valise d'abonnements divers et variés en fonction de mes centres d’intérêts (plus ou moins sérieux). La première (longue) phase fût donc de l'observation, avant de faire mon premier envol quelques semaines plus tard avec mes premiers vrais tweets un peu structurés.

N'étant pas qu'un peu fiers de mon adaptation sur la plateforme, elle m'offre une palette d'activités très variée. Réaction sur un sujet d'actualités, réflexion sur un débat, enrichissement culturel, partage d'informations, échange avec mes amis, autant d’interactions qui rendent Twitter bien plus passionnant que son aspect geek primaire quelque peu repoussant.

Les marques, peuvent utiliser la réactivité et la proximité qu'offre le réseau en terme de communication digitale, pour encore mieux fidéliser leur clientèle et augmenter leur capital sympathie.

Les célébrités, peuvent montrer qu'elles sont des personnes normales (encore plus que François Hollande).

Les politiques, peuvent se décrédibiliser en 140 caractères.

Les beaufs, peuvent écrire des tweets encore moins drôles que les vannes de Laurent Ruquier.

Les ados, peuvent tenir des propos en public dont ils auront encore plus honte plus tard que moi de mon premier blog (et pourtant...).

Les groupies, peuvent demander des RT à leurs stars du moment avec des arguments bidons du style "c'est l'anniversaire de mon chat" (blague pour les puristes).

Et bien d'autres encore...

Bref, à l'heure actuelle, se faire suivre, n'est alors plus un tabou de société, mais devient un réel symbole d'intégration dans cette dernière...


Pour ceux qui veulent s'y mettre: http://www.twoutils.com
Pour ceux qui veulent me suivre: http://twitter.com/El_MaffrO





jeudi 18 octobre 2012

Le statut le plus "liké" de l'histoire, oui et après?

A moi d'être né(e) de la dernière pluie ou d'utiliser internet que pour regarder le replay des "Ch'tis à Mykonos", vous avez très certainement dû entendre parler de...ça! :





Ou en Français (pour les moins bilingues d'entre vous):

"Coca-Cola, j’ai une proposition pour vous. Vous avez 9 millions de fans. Si j’arrive à obtenir 2 millions de “likes” sur ce post, vous devrez commercialiser des canettes roses. Et vous devrez reverser 30% de vos bénéfices à la recherche contre le cancer. Allez les gens… Likez !”

Tout simplement le post ( et non le "statut" comme annoncé partout sur le web, à être spécialisé dans le digital, soyons précis...) le plus "liké" de l'histoire de Facebook! .

Message aussi fantastique qu'improbable, principalement pour son fulgurant succès mais surtout pour la position plus qu'inconfortable dans laquelle ce jeune Américain au style capillaire dévastateur met la marque Coca-Cola.

C'est pour moi l'exemple parfait de la puissance virale de l'internet actuel. Il est grisant de pouvoir l'utiliser pour faire connaitre sa marque ou sa dernière campagne à vitesse grand V, mais il vaut mieux prévoir un bon anorak quand le vent tourne...

Maintenant que la marche est franchie, la proximité qu'offre les réseaux sociaux avec les marques et les personnalités permet de tout imaginer...Demander à Redbull de reverser le budget alloué au projet Stratos aux ONG qui luttent contre la famine en Afrique, faire une blague à Jean-François Copé en mettant la Brioche Dorée devant le fait accompli de lui livrer un carton de pains au chocolat, à la Française des jeux de sponsoriser Nikola Karabatic ou encore à Lance Amstrong de faire de la pub pour les dolipranes...

Arrive t'on aux limites de l'utilisation des médias sociaux? Le débat reste ouvert.

La réponse de Coca-Cola va surement être en tout cas un des meilleurs (ou des pires) exemples de "Management de crise" à montrer dans toutes les écoles.





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samedi 13 octobre 2012

Facebook, ou le succès du voyeurisme digital.


Cela fait bien longtemps que les réseaux sociaux m'intriguent. Et, cette première publicité Facebook vient au combien renforcer mon sentiment mitigé de ces plateformes sociales.

Cette publicité, au corporatisme bien léché, techniquement et visuellement très bien réalisée, arrive en pleine tourmente. Difficultés à rentrer en bourse, utilisation/revente de données personnelles et vrai/faux bug Facebook, le timing de ce premier spot semble bien travaillé.

Laissons de côté la problématique des données personnelles, qui sont par ailleurs certainement l'avenir mais aussi la plus grande faille de ce type de réseaux. Intéressons nous au contenu de ce spot qui met selon moi, en avant l'aspect le plus paradoxal de Facebook, la solitude. La conclusion nous en donne d'ailleurs la parfaite illustration: "Nous nous demandons toujours si nous sommes seuls ou non...et la raison pour laquelle nous faisons toutes ces choses là, et pour nous rappeler, que nous ne le sommes pas. Facebook". 

Alors que le nombre d'utilisateurs mondial ne cesse de croître, atteignant bientôt le Milliard symbolique, les jeunes éprouvent un sentiment de solitude de plus en plus important. Exemple, en France, où plus d'un jeune sur cinq entre 18 et 35 ans souffre de ce fléau (la-croix.com). Phénomène social général certes, mais à quel degrés influencé par les réseaux sociaux et Facebook en particulier? L'analyse intrinsèque de l'utilisation que les internautes peuvent faire de la plateforme serait selon moi fabuleuse.

Parmi les questions existentielles: Combien d'"amis" Facebook est-on capable d'énumérer spontanément? Et parmi ceux-là, combien en connaissons nous personnellement? Combien de personnes interagissent quotidiennement sur le réseau alors qu'elle ne se parle pas dans la vie réelle? 
Le phénomène le plus intéressant à analyser, est l'activité que nous entretenons sur les pages de nos relations que nous connaissons peu ou pas. Qui n'a pas encore parcouru les dernières photos de vacances de la fille croisée trois fois dans les couloirs de la fac, ou la dernière soirée du garçon rencontré la veille? Ou à l'inverse, de blâmer intérieurement le beauf' qui remplit votre fil d'actualité d'informations inutiles.

Rester seul derrière son ordinateur à observer des inconnus, ou sortir et mieux connaître ses vrais amis...

La vraie question est: Changerions nous notre comportement sur Facebook, si chaque profil, page ou photo regardé(e) était notifié(e) à son ou sa propriétaire? Très certainement.
Facebook, selon moi, ne connait donc ce succès que par l'aspect anonyme de sa navigation ainsi que de la virtualité de ses activités. 


Cet outil, que je trouve à titre personnel génial, doit être malgré tout utilisé (dans un but social personnel) avec parcimonie dans le respect de soi, et d'autrui. Pour ne pas se créer un pseudo réseau amical, mais consolider le sien. La fameuse chaise de la publicité Facebook, n'étant selon moi, pas une deuxième vie, mais un complément potentiel de la première. 

jeudi 20 septembre 2012

Bienvenue!

Salut à toi, ami blogueur.


Etudiant en Master 2 en Marketing, je me spécialise au cours de ma cinquième année d'étude dans le "Management en ligne". Terme un peu barbare qui désigne en fait, toutes les activités englobant le business sur internet. 
Dans ce cadre là, je me réessaye donc sur cette merveilleuse plateforme qu'est le blog. Celui-ci n'étant malgré tout pas ma première création. 
J'ai en effet effectué mes premiers faits d'armes pendant la non négligeable époque de l'adolescence, avec un "skyblog" beau comme un camion. 
L'âge ingrat, comme dise les moins jeunes, est en fait peut être le premier et le plus bel exemple de "personal branding" de la vie d'un individu.  C'est à première vue un exercice périlleux tenant compte de notre aspect physique plus ou moins disgracieux, notre look vestimentaire criant le désir d'indépendance ainsi que de notre comportement aussi puéril qu'innocent à l'égard du monde extérieur.
Période durant laquelle il faut tout de même tant bien que mal créer son image de marque personnelle la plus parfaite possible, pour s'assurer un cercle social solide et (pour les plus chanceux) un attrait du sexe opposé.
Ce skyblog était donc à l'époque ma vitrine sur internet. Je la frottais tous les soirs en rentrant du collège jusqu'à ce qu'elle brille, en y ajoutant des photos de moi toutes aussi narcissiques les unes que les autres, et en créant des articles sur mes ami(e)s pour consolider ma présence dans la communauté à laquelle j'appartenais. 
Je ne le savais pas encore, mais j'étais en train de bâtir, avec plus ou moins de succès, les débuts de mon identité numérique. J'ai heureusement depuis gagné (un peu) en maturité, et dans un élan de courage et de lucidité, ai supprimé ce premier blog à mon arrivée au lycée.

Je suis donc heureux de vous présenter son cadet de quelques années...Il sera là pour apporter (je l'espère) un peu plus de contenu que le premier, traitant des nouveaux comportements sur internet ainsi que de ses actualités. Médias sociaux, buzz, marketing viral, marques, e-réputation, nouvelles technologies et compagnie...autant de notions que j'aborderai le plus humblement possible avec mon analyse personnelle via des exemples concrets.

Bonne lecture...